Élève de l’École nationale Supérieure des Arts décoratifs (mais non diplômé!), Hervé Di Rosa commence à vendre ses peintures dès 1979. À tout juste vingt ans, il est exposé à Paris, Amsterdam et New York. En 1981, Hervé Di Rosa cofonde le mouvement de la Figuration libre, consistant à composer des œuvres grâce à différentes sources d’inspiration (peinture classique, publicité, bande dessinée…), en employant souvent un ton humoristique ou transgressif.
Progressivement, il diversifie ses approches artistiques au contact d’artisans à travers le monde. Sans revendiquer un style particulier, mais en développant un univers narratif bien à lui, peuplé de personnages récurrents, il a pratiqué toutes les techniques de création : peinture, sculpture, bande-dessinée, tapisserie, estampe, fresque, laque, argent repoussé, céramique, dessin animé ou images numériques.
Concepteur de l’Art modeste, il fonde en l’an 2000, à Sète, le Musée International des Arts Modestes (MIAM), où il expose de nombreux artistes venus du monde entier et crée des expositions qui questionnent les frontières de l’art contemporain.
Source : https://dirosa.org/herve/
Le titre de cette œuvre est probablement un clin d’œil à la rue Malher, située dans le 4ème arrondissement de Paris. Mais le détournement de ce nom lui donne une dimension plus tragique.
Hervé Di Rosa a également réalisé en 1983 une peinture à l’acrylique intitulée « La rue du malheur ». Leur point commun est de présenter une rue avec des façades d’immeubles, de commerces et d’un hôtel, ainsi que la silhouette de la Basilique du Sacré-Cœur au bout de la rue. Cependant, alors que la sérigraphie est imprimée uniquement en bleu, la peinture comporte quelques touches de bleu, mais aussi d’autres couleurs très vives : rouge, rose, jaune, vert… De plus, dans la sérigraphie la rue est quasiment déserte, tandis que la version peinte est peuplée de diverses créatures.
































