Né à Luçon en 1961, il entretient un lien profond avec la vallée du Lay, territoire auquel il reste fortement attaché. Actif sur la scène artistique depuis les années 1980, il bénéficie aujourd'hui d'une reconnaissance internationale. Il est membre de l'Académie des Beaux-Arts depuis 2018.
Le dessin et la peinture constituent souvent ses points de départ, mais il explore avec liberté de multiples supports et formes. Selon ses mots, "peu importe la matérialité de l'oeuvre, seule compte sa capacité à déclencher des comportements". L'expérimentation occupe une place centrale dans sa démarche, souvent nourrie par une dimension ludique.
La nature et le vivant traversent son oeuvre de manière récurrente, à travers les notions de mutation et de transformation. Il croise volontiers l'art avec d'autres disciplines telles que la physique, l'astronomie ou les neurosciences. Cette approche transversale prolonge son parcours personnel : une formation scientifique, suivie d'études à l'Ecole des Beaux-Arts de Nantes
Cette gravure sur bois rappelle que les arbres sont des êtres vivants à part entière. On voit en effet le tronc et les branches d’un arbre, mais aussi ses racines dans le sol, que l’on oublie parfois, notamment dans les villes où l’espace autour des arbres est souvent bétonné. Fabrice Hyber complète cette image par des inscriptions et des flèches, montrant les éléments nécessaires à la vie de l’arbre : l’eau, les minéraux issus de la terre (« earth »), le CO2 présent dans l’air et la lumière du soleil.
Le titre de cette œuvre fait référence au livre « L’invention mathématique » du scientifique Henri Poincaré, dont le travail a beaucoup intéressé Fabrice Hyber.
L’artiste a également peint une toile du même nom, avec un motif assez similaire à celui-ci. Toutefois, le changement de technique entraîne un rendu sensiblement différent, notamment en raison de l’emploi de couleurs vives.
































