Pierre François (1935-2007) est un artiste originaire de Sète, sa ville de cœur dont il ne s’éloignera jamais longtemps. Très tôt, la peinture s’impose chez lui comme une nécessité presque compulsive. Se définissant lui-même comme « peintre décorateur », il transforme tout ce qui lui tombe sous la main en support d’expression artistique : papier, murs, objets, affiches, bus, décors de théâtre ou même enveloppes. Il peint partout et sans relâche. Il investit également des supports issus du folklore sétois, comme les pavois (boucliers des jouteurs). Cette « manie » de décorer ce qui l’entoure traduit une approche libre, accessible et instinctive de l’art.
Ses influences sont aussi bien Raoul Dufy, Pierre Soulage, Picasso, Jean Dubuffet… Mais Pierre François est surtout connu pour son travail sur la figuration, et l’influence qu’il a pu avoir sur des peintres plus jeunes et le mouvement de la figuration libre.
Amis des écrivains de langue occitane Yves Rouquette et Félix Castan, il participe à la Mòstra del Larzac et en réalise la fresque d’entrée. Il réalise aussi des toiles symbolisant la pluralité culturelle, l’anti-centralisme et l’anti-unitarisme pour le mouvement la Ligne Imaginot.
Sources : http://www.pierre-francois.com/ ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Fran%C3%A7ois_(peintre)
Malgré son fort attachement à sa région natale, Pierre François voyage à Rome, au Maroc et jusqu’à New York, une fois sa peur de l’avion dépassée ! Il apprécie particulièrement représenter les différents ports.
Ici, il nous propose une version revisitée de la ville de New York. On y reconnaît différents symboles, dont l’iconique taxi jaune au premier plan, ainsi que des gratte-ciel déstructurés, présents jusque sur les plateaux des serveurs. Le support suspendu dans les airs, sur lequel sont installés les personnages, peut évoquer le pont suspendu de Brooklyn.
Cette œuvre n’est pas sans rappeler l’univers de Fernand Léger (1881-1955), notamment dans le tracé des formes, le choix des couleurs et l’énergie qui s’en dégage. Fernand Léger a d’ailleurs lui aussi proposé des représentations de New York. Chacun de ces deux artistes en développe toutefois une vision personnelle et singulière.



































